Une salle carrée aux murs blancs, d'environ sept mètres sur sept. La hauteur du plafond est d'environ trois mètres. Dans cette pièce se trouve une jeune fille habillée en noir. Elle se sert d'une grande perche au bout de laquelle est accroché un pinceau pour écrire sur le mur à droite lorsqu'on entre dans la pièce. Sur la gauche de ce mur, à environ un mètre du mur avec lequel il fait un angle, se trouve une porte. Elle fait à peu près deux mètres de haut sur moins d'un mètre de large. Cette porte est peinte en blanc, tout comme le mur. Cette porte possède une serrure, à environ un mètre du sol du côté droit de la porte, mais pas de poignée. Au dessus de la serrure se trouve un trou par lequel on peut voir l'autre côté de la porte, et au dessus de ce trou, un autre trou plus petit. Au bas de la porte, un renfort en métal, un autre sous la serrure, et encore un autre au dessus des trous, chacune des plaques étant peinte en blanc. A environ deux mètres du mur qui fait un angle avec celui-ci à sa droite, on peut voir un tasseau de bois accroché au mur contre le mur à la verticale, allant du sol jusqu'au plafond. Au bas de cette barre de bois, sur [sa] gauche à vingt centimètres du sol, se trouve une prise de courant. La jeune fille en noir con[tinue] à écrire. Elle écrivait debout pour écrire en haut de ce mur, elle écrit maintenant à genoux. A côté d'elle, un seau rempli d'encre noire. Ce mur est maintenant recouvert de mots noirs.
La jeune fille en noir a saisi le seau d'encre et a effectué une trajectoire dans la salle pour venir le poser au centre environ de ce mur sur lequel la jeune fille en noir est en train d'écrire ces mots. Le seau est à environ un mètre du mur. A l'extérieur, le vent souffle. Dans le mur se trouvant face à celui-ci, dans le dos de la jeune fille en noir qui continue à écrire, se trouvent des fenêtres, les seules de la pièce. C'est de là que vient la lumière de la pièce. Des gens marchent dans le couloir, derrière ce mur. Quelqu'un entre dans la pièce à côté, à droite lorsqu'on fait face à ce mur. Un homme et une [femme y entrent], qui se mettent à parler. L'homme s'en va. De l'autre côté du mur, dans cette autre pièce, quelqu'un appuie sur des interrupteurs. La salle dans laquelle écrit la jeune fille en noir s'allume. La lumière provient maintenant en plus grande partie du plafond. Sur la gauche de ce mur, à moins d'un mètre du coin, deux tuyaux métalliques sortent du sol, courant verticalement le long du mur jusqu'à environ un mètre du sol. Les bouts sont recourbés à angle droit. A environ un mètre sur la droite de ces tuyaux, sur ce même mur, se trouve un porte. C'est une porte à double-battant, dont l'un des battants est fixé, le droit lorsque l'on lit ces lignes. Un bruit de perceuse se fait entendre, couvrant le bruit du pinceau, puis s'arrête. A plus d'un mètre de la porte sur sa droite, se trouve une fenêtre condamnée par une plaque de bois épaisse, sur laquelle des mots sont écrits. Ce mur est maintenant noir de mots.
De la même manière que pour le mur précédent, la jeune fille en noir a déplacé le seau près de ce mur, au centre, écarté du mur d'un peu plus d'un mètre. Quelqu'un a éteint la lumière. La lumière vient maintenant des fenêtres dans le mur à droite en lisant ces lignes. Sur ce mur sont posées tous les mètres cinquante environ des planches de bois vissées au mur, qui semblent tenir toute la paroi en un seul morceau. Par endroit, le mur semble plus rugueux, rendant plus difficile la progression du pinceau de la jeune fille en noir, qui continue d'écrire. La salle est de plus en plus noire. La lumière baisse. Alors que la jeune fille en noir marque des mots sur les murs, ses mains sont de plus en plus noires aussi. A certains endroits, l'encre des mots a coulé le long du mur. Une sonnerie de téléphone retentit, derrière le mur face à celui sur lequel on peut lire ces lignes. Le vent s'est remis à souffler. La jeune fille en noir pose la perche et sort de la salle. La jeune fille en noir entre dans la pièce accompagnée d'une femme au cheveux rouges. La jeune fille en noir recommence à écrire sur les murs. La femme aux cheveux rouges s'est assise par terre, et mange. Elle se racle la gorge, fouille dans son sac, sort un livre. On entend le vent souffler, le bruit du pinceau qui frotte contre le mur, le bruit de pages qui tournent. Un bruit de mobylette, toujours le vent. Quelques gouttes d'encre tombent au sol. Ce mur est maintenant recouvert de mots.
La jeune fille en noir saisit le seau et vient le poser près du mur qui n'a pas de mots. La femme aux cheveux rouges s'est levée et se déplace en s'écartant du mur sur lequel la jeune fille en noir a commencé à écrire. Sur ce mur, tous les mètres cinquante environ, on voit sous la peinture, des morceaux de scotch qui servent de jointure entre les différents morceaux de la paroi. La femme aux cheveux [rouges] range ses affaires, laisse au centre de la pièce quelques gâteaux sur un papier carré blanc, puis sort. En haut de ce mur, tout le long, se trouvent des vitres. Un peu plus de tous les deux mètres se trouvent des rideaux. Sur ce mur pas entièrement recouvert de mots, on peut apercevoir par endroits des punaises, des trous, des rayures. Il y a quelques traces de doigts. Au sol, le long de la paroi, des gouttes sont tombées du pinceau. La lumière continue de baisser, comme la jeune fille en noir continue de noircir les murs de la salle avec des mots. Le vent souffle, faisant tourner l'hélice encastrée dans la fenêtre, à droite face à ce mur, à environ un mètre de l'angle. A l'angle gauche de ce mur, se trouve une barre de bois dont la base est un carré d'environ deux centimètres sur deux. Comme la jeune fille en noir écrit, ce mur est maintenant recouvert de mots.
La jeune fille en noir arrête d'écrire, pose son grand pinceau horizontalement sur le seau, prend les gâteaux posés au centre de la pièce, sort. La jeune fille en noir entre dans la pièce, ferme la porte. Elle prend le pinceau et écrit au plafond. Le plafond est recouvert de papier agrafé par bandes d'environ un mètre de large, et de longueurs différentes. A gauche du plafond dans le sens de la lecture, les bandes de papier sont moins larges. Au dessus du «e» de sens sur la ligne au-dessus dépasse un clou. Les lampes du plafond ne sont pas recouvertes de papier. Il y a six lampes rectangulaires d'un mètre vingt ou quarante sur vingt centimètres. Chacune comporte deux tubes. Les lampes sont allumées. Une jeune fille aux cheveux courts et tenant un rouleau de peinture ouvre la porte, parle, puis s'en va. Quelqu'un tape à la porte, puis celle-ci s'ouvre. Deux personnes entrent, se placent derrière la jeune fille en noir qui continue à écrire, parlent à voix basse. Puis elles se déplacent dans la salle, lisant les mots sur les murs. Puis elles reviennent se placer dans le dos de la jeune fille en noir. On entend un bruit de tondeuse. Deux personnes entrent, et ouvrent la porte sans poignée située dans le dos de la jeune fille en noir. Les deux personnes qui chuchotaient sortent. Les deux autres personnes sortent de la pièce derrière la porte sans poignée avec un grand tapis roulé, traversent la pièce, et sortent par l'autre porte. Les deux portes sont restées ouvertes. La jeune fille en noir continue à écrire. L'encre lui goutte sur le visage et glise le long du pinceau qur ses mains et ses bras. Quelqu'un arrive, ferme la porte qui se trouve à gauche du plafond dans le sens de la lecture. Dans le couloir derrière cette porte, un bruit de porte, puis un autre. Le vent souffle, le bruit de tondeuse s'arrête. Les lampes au plafond sont disposées par deux rangées de trois lampes. Les bords du rectangle qu'elles forment sont situés à un peu plus d'un mètre des murs de la salle, qui est de plus en plus remplie de mots. Les bras nus de la jeune fille en noir sont de plus en plus noirs. Au fur et à mesure que le plafond se recouvre de mots, le sol se constelle de tâches d'encre tombées du pinceau. Depuis que la jeune fille écrit sur le plafond, le seau d'encre est situé à peu près au centre de la salle. Le tube gauche de la lampe de la deuxième rangée de trois dans le sens de la lecture du plafond s'est éteint. Le mur face à la jeune fille en noir qui continue à écrire au plafond est accroché à une barre de fer au plafond par des morceaux qui poussent le plafond, qui est maintenant recouvert de mots noirs.
Quelqu'un a ouvert la porte et a éteint la lumière. La jeune fille en noir a arrêté d'écrire. Elle pose son pinceau et regarde le sol. Puis elle reprend son pinceau et recommence à écrire. Elle écrit sur le sol de la pièce. Un jeune fille aux cheveux courts entre sans bruit dans la pièce, regarde les murs. Quelqu'un crie. Le jeune [fille] sort, parle, puis rerentre dans la salle aux mots. Elle se déplace silencieusement vers la porte sans poignée recouverte de mots qui est située derrière la jeune fille en noir qui continue à écrire et la ferme sans bruit. Elle s'avance dans la salle et regarde les mots sur les murs. Puis silencieusement, elle ressort, fermant la porte sans bruit derrière [elle]. Le pinceau frotte contre le sol. Celui[-ci] est recouvert d'un fin voile scotché à même le sol. A travers, on peut voir le sol d'origine, sur lequel on devine des traces de peinture, des traces de scotch, auxquelles se superposent les tâches d'encre tombées du pinceau de la jeune fille en noir. La porte s'ouvre bruyamment. La jeune fille en noir sursaute, continue à écrire. Un homme se trouve dans l'ouverture et s'appuie d'une main sur le mur, de l'autre sur la poignée de la porte. Il regarde le texte écrit sur le sol, semble partir, fermant légèrement la porte, puis revient dans la position précédente. Puis il s'en va en disant quelque chose, fermant la porte. La lumière baisse. Il fait de plus en plus noir. La salle est presque complètement remplie de mots. Les mains de la jeune fille en noir sont entièrement noires. Le vent recommence à souffler. Au loin, des éclats de voix. Un léger rayon de lumière passe à travers les fenêtres à la droite de la jeune fille en noir alors qu'elle écrit, puis disparaît. Sur les scotchs au sol, l'encre semble plus foncée. Les voiles sur lesquels la jeune fille toute noire écrit des mots sont découpés en six pans de taille égale, répartis en deux fois trois pans dans le sens de la longueur. Sont rajoutés le long du mur où se trouve la porte à double-battant recouverte de mots, à la gauche de ces lignes dans le sens de la lecture, deux pans plus petits pour compléter. Près du mur vers lequel progressent ces mots, de l'encre a coulé le long du seau, form[ant] un arc de cercle.La salle est maintenant entièrement remplie de mots.
La jeune fille en noir a saisi le seau d'encre et a effectué une trajectoire dans la salle pour venir le poser au centre environ de ce mur sur lequel la jeune fille en noir est en train d'écrire ces mots. Le seau est à environ un mètre du mur. A l'extérieur, le vent souffle. Dans le mur se trouvant face à celui-ci, dans le dos de la jeune fille en noir qui continue à écrire, se trouvent des fenêtres, les seules de la pièce. C'est de là que vient la lumière de la pièce. Des gens marchent dans le couloir, derrière ce mur. Quelqu'un entre dans la pièce à côté, à droite lorsqu'on fait face à ce mur. Un homme et une [femme y entrent], qui se mettent à parler. L'homme s'en va. De l'autre côté du mur, dans cette autre pièce, quelqu'un appuie sur des interrupteurs. La salle dans laquelle écrit la jeune fille en noir s'allume. La lumière provient maintenant en plus grande partie du plafond. Sur la gauche de ce mur, à moins d'un mètre du coin, deux tuyaux métalliques sortent du sol, courant verticalement le long du mur jusqu'à environ un mètre du sol. Les bouts sont recourbés à angle droit. A environ un mètre sur la droite de ces tuyaux, sur ce même mur, se trouve un porte. C'est une porte à double-battant, dont l'un des battants est fixé, le droit lorsque l'on lit ces lignes. Un bruit de perceuse se fait entendre, couvrant le bruit du pinceau, puis s'arrête. A plus d'un mètre de la porte sur sa droite, se trouve une fenêtre condamnée par une plaque de bois épaisse, sur laquelle des mots sont écrits. Ce mur est maintenant noir de mots.
De la même manière que pour le mur précédent, la jeune fille en noir a déplacé le seau près de ce mur, au centre, écarté du mur d'un peu plus d'un mètre. Quelqu'un a éteint la lumière. La lumière vient maintenant des fenêtres dans le mur à droite en lisant ces lignes. Sur ce mur sont posées tous les mètres cinquante environ des planches de bois vissées au mur, qui semblent tenir toute la paroi en un seul morceau. Par endroit, le mur semble plus rugueux, rendant plus difficile la progression du pinceau de la jeune fille en noir, qui continue d'écrire. La salle est de plus en plus noire. La lumière baisse. Alors que la jeune fille en noir marque des mots sur les murs, ses mains sont de plus en plus noires aussi. A certains endroits, l'encre des mots a coulé le long du mur. Une sonnerie de téléphone retentit, derrière le mur face à celui sur lequel on peut lire ces lignes. Le vent s'est remis à souffler. La jeune fille en noir pose la perche et sort de la salle. La jeune fille en noir entre dans la pièce accompagnée d'une femme au cheveux rouges. La jeune fille en noir recommence à écrire sur les murs. La femme aux cheveux rouges s'est assise par terre, et mange. Elle se racle la gorge, fouille dans son sac, sort un livre. On entend le vent souffler, le bruit du pinceau qui frotte contre le mur, le bruit de pages qui tournent. Un bruit de mobylette, toujours le vent. Quelques gouttes d'encre tombent au sol. Ce mur est maintenant recouvert de mots.
La jeune fille en noir saisit le seau et vient le poser près du mur qui n'a pas de mots. La femme aux cheveux rouges s'est levée et se déplace en s'écartant du mur sur lequel la jeune fille en noir a commencé à écrire. Sur ce mur, tous les mètres cinquante environ, on voit sous la peinture, des morceaux de scotch qui servent de jointure entre les différents morceaux de la paroi. La femme aux cheveux [rouges] range ses affaires, laisse au centre de la pièce quelques gâteaux sur un papier carré blanc, puis sort. En haut de ce mur, tout le long, se trouvent des vitres. Un peu plus de tous les deux mètres se trouvent des rideaux. Sur ce mur pas entièrement recouvert de mots, on peut apercevoir par endroits des punaises, des trous, des rayures. Il y a quelques traces de doigts. Au sol, le long de la paroi, des gouttes sont tombées du pinceau. La lumière continue de baisser, comme la jeune fille en noir continue de noircir les murs de la salle avec des mots. Le vent souffle, faisant tourner l'hélice encastrée dans la fenêtre, à droite face à ce mur, à environ un mètre de l'angle. A l'angle gauche de ce mur, se trouve une barre de bois dont la base est un carré d'environ deux centimètres sur deux. Comme la jeune fille en noir écrit, ce mur est maintenant recouvert de mots.
Quelqu'un a ouvert la porte et a éteint la lumière. La jeune fille en noir a arrêté d'écrire. Elle pose son pinceau et regarde le sol. Puis elle reprend son pinceau et recommence à écrire. Elle écrit sur le sol de la pièce. Un jeune fille aux cheveux courts entre sans bruit dans la pièce, regarde les murs. Quelqu'un crie. Le jeune [fille] sort, parle, puis rerentre dans la salle aux mots. Elle se déplace silencieusement vers la porte sans poignée recouverte de mots qui est située derrière la jeune fille en noir qui continue à écrire et la ferme sans bruit. Elle s'avance dans la salle et regarde les mots sur les murs. Puis silencieusement, elle ressort, fermant la porte sans bruit derrière [elle]. Le pinceau frotte contre le sol. Celui[-ci] est recouvert d'un fin voile scotché à même le sol. A travers, on peut voir le sol d'origine, sur lequel on devine des traces de peinture, des traces de scotch, auxquelles se superposent les tâches d'encre tombées du pinceau de la jeune fille en noir. La porte s'ouvre bruyamment. La jeune fille en noir sursaute, continue à écrire. Un homme se trouve dans l'ouverture et s'appuie d'une main sur le mur, de l'autre sur la poignée de la porte. Il regarde le texte écrit sur le sol, semble partir, fermant légèrement la porte, puis revient dans la position précédente. Puis il s'en va en disant quelque chose, fermant la porte. La lumière baisse. Il fait de plus en plus noir. La salle est presque complètement remplie de mots. Les mains de la jeune fille en noir sont entièrement noires. Le vent recommence à souffler. Au loin, des éclats de voix. Un léger rayon de lumière passe à travers les fenêtres à la droite de la jeune fille en noir alors qu'elle écrit, puis disparaît. Sur les scotchs au sol, l'encre semble plus foncée. Les voiles sur lesquels la jeune fille toute noire écrit des mots sont découpés en six pans de taille égale, répartis en deux fois trois pans dans le sens de la longueur. Sont rajoutés le long du mur où se trouve la porte à double-battant recouverte de mots, à la gauche de ces lignes dans le sens de la lecture, deux pans plus petits pour compléter. Près du mur vers lequel progressent ces mots, de l'encre a coulé le long du seau, form[ant] un arc de cercle.La salle est maintenant entièrement remplie de mots.







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